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accompagner l’essor - 30 septembre 2015

mardi 6 février 2024, par dvial

L’archive de cet article est ici :
https://librairiemobile.wordpress.com/2015/12/09/accompagner-lessor/

accompagner l’essor

mercredi 30 septembre 2015

Redéfinir les contours d’une possible et imminente esquisse de ce que le réel nous apprend. Naviguer encore, encore, en corps pour feuilleter l’intelligence empirique, pour accompagner l’essor des fleurs qui éclosent en révélant leur désir obscur pour l’étrange, étranger vaquant prêt à y répondre.

Alors que la belle ange erre dans le fiel, recompose le puzzle improbable d’une histoire qui s’achève, singulière à deux versants comme toutes les histoires, comme toutes les réalités vastes qui naissent dans nos têtes ; qui saura ce qui se passe vraiment ? Avec quels éléments de vie vécue se construit le bruit qui court ?

L’espace n’est plus aussi figé. Le giron rassurant protège et console de la fuite vers l’étranger au clan qui réclame une relation et bouscule le cadre. Etre en relation ; établir un lien, c’est à la fois tentant et vital, effrayant et superflu lorsque le clan est là pour subvenir à tout. L’étrange suscite le désir, éveille l’envie, déplace les bornes et redessine l’espace. Jusqu’à quel point cela est-il tolérable ?

Les histoires se succèdent et se ressemblent, le cadre change, toujours aussi duel : rassurant et étouffant avec une balance en papier pour évaluer les pertes. Ce qui se trame à demi c’est aussi une histoire ancienne qui se renouvelle, à chaque fois qu’une femme laisse son désir déborder du cadre. Désir de sorcière, puissance trouble qui porte violence et abandon, désir impur voilé de honte et culpabilité par des siècles sur l’inconscient. C’est le diable peut-être qui éveille en elles ce désir, brûlons les et nous aurons la paix !

Ainsi claque la botte moralisatrice qui voudrait faire des amants les agents conscients de la mise en abîme ambiante. Mais la chambre fut retournée avant que je ne sois nommé, retournement du sens qui cherche à transformer la mauvaise foi en bonne conscience …

Peu m’importe à vrai dire. Le visage, et sur ce visage le sourire de la femme en émoi qui (re)découvre au creux de son ventre une force qui la bouleverse sont des cadeaux précieux, inestimables, irremplaçables qui valent bien des amitiés factices, bien des réussites matérielles, bien des rôles à tenir dans ce théâtre social duquel je m’éclipse un peu plus, sans regret.